Quelques personnalités historiques de Vevey | Source : Office du tourisme de Montreux-Vevey
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| CHARLES CHAPLIN (1889-1977) |
| ACTEUR ET METTEUR EN SCENE AMERICAIN D’ORIGINE ANGLAISE. |
| Au sommet de sa carrière, Charles Spencer Chaplin épouse en 1943 Oona, fille d’Eugène O’Neill, auteur dramatique américain. Une année après « Les Feux de la Rampe », il s’embarque pour l’Europe avec sa famille, étouffé par l’atmosphère maccarthyste qui règne aux USA. La famille Chaplin et ses enfants s’installe en 1953 au Manoir de Ban, sur la commune de Corsier, résidence discrète entourée d’un grand parc aux arbres centenaires. Toute la famille est très vite adoptée et intégrée dans la vie veveysanne. Les enfants vont à l’école publique et le cinéma du coin diffuse les films de Charlot pour le plus grand plaisir des petits Chaplin. Chaque année, lorsque s’arrête le cirque Knie, cirque national suisse, Sir Charles et Lady Oona Chaplin assistent à la représentation principale. Salués avec respect par la famille Knie, ils sont ovationnés par le public veveysan. Sir Charles repose aujourd’hui avec son épouse Lady Oona Chaplin au cimetière de Corsier. |
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| EDOUARD JEANNERET, LE CORBUSIER (1887-1965) |
| ARCHTECTE ET URBANISTE SUISSE. |
L’auteur du Capitole de Chandigarh en Inde ou l’église Notre-Dame de Ronchamp, était aussi le maître de l’infiniment petit. En 1923, l’architecte avant-gardiste construit pour ses parents une petite maison fonctionnelle, confortable et lumineuse. Dessinée d’un coup de crayon efficace, la maison du lac est déjà l’esquisse de l’appartement modèle où tout est fonctionnel mais reste humain. Proportions, orientation et aménagement optimal sont les facteurs composants.
Habitée jusqu’en 1972 par la famille Jeanneret, la maison est aujourd’hui musée de la Fondation Le Corbusier.
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| GUSTAVE COURBET (1819-1877) |
| Peintre français |
| Exilé comme beaucoup d’artistes après la Commune et le scandale de la Colonne Vendôme, Gustave Courbet ne reverra jamais Paris. Logeant à la Maison Bon-Port, face au port de La Tourde-Peilz, il est un habitué du Café du Centre, pinte où se retrouvent ceux qui apprécient le petit blanc du pays… Après sa mort, survenue dans la nuit du 31 décembre 1877, c’est le peintre vaudois François Bocion qui sera chargé de dresser l’inventaire des oeuvres laissées par l’artiste. |
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| FEDOR DOSTOÏEVSKI (1821-1881) |
| ECRIVAIN RUSSE. |
Dostoïevski quitte la ville de Genève pour s’installer à Vevey. Le couple vient de traverser une triste étape de sa vie, avec la mort prématurée de leur fille Sophie, âgée d’à peine trois mois. Le changement de cadre devrait aider à oublier ce malheureux hiver. « Le Joueur » est terminé, Fédor travaille au manuscrit de « L’Idiot ». Au mois d’août de la même année les Dostoïevski quittent Vevey pour l’Italie, plus ensoleillée, moins montagneuse…
Exactement cinquante années plus tard, Aimée Dostoïevski, fille et biographe de Fédor et Anna , suit les traces de son père et séjourne à Montreux, à l’Hôtel Les Narcisses à Chamby, pour se soigner d’une mauvaise angine contractée en cet hiver 1918.
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| CLARA HASKIL (1895-1960) |
| PIANISTE ROUMAINE. |
Née à Bucarest, l’artiste réfugiée en France, puis de justesse en 1942 en Suisse, allait connaître la renommée mondiale grâce à ses mains et à la sensibilité extrême der son cœur. Pendant sept ans, Clara va vivre une valise à la main, avant de prendre un appartement au dernier étage de l’Hôtel Angleterre, puis un chalet à Cornaux, près de Chamby.
Disparue subitement en 1960, ses amis fondèrent une association pour perpétuer son souvenir. Tous les deux ans, Vevey organise un concours international de piano dans le cadre du Festival international de musique et d’art lyrique Montreux-Vevey. Le 6 octobre 1962, la ville de Vevey inaugura la rue Clara-Haskil au pied de l’immeuble où elle résida, en hommage à l’interprète virtuose des œuvres de Mozart.
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| VICTOR HUGO (1802-1885) |
| ECRIVAIN FRANÇAIS. |
Partisan d’une démocratie libérale et humanitaire, Victor Hugo s’exile volontairement en 1852 et déclare ne pas rentrer en France tant que durerait le règne de Napoléon III. En 1870, à la chute de l’Empire, il revient, tout en condamnant les excès de la Commune.
Celui dont Amiel disait qu’il possédait toutes les langues contenues dans notre idiome quitte son île de Guernesey pour un voyage, et s’arrête en septembre 1861 à Vevey. Cette année-là, on inaugure la ligne ferroviaire du Simplon qui relie la Suisse à l’Italie.
Séjournant à Vevey, Victor Hugo en apprécie « la propreté, le climat et l’église ». Dessinateur à ses heures, Hugo croquera en effet l’église Saint-Martin, impressionné par sa drôle de tour, et visitera les tombes de Ludlow et Broughton.
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| PAUL MORAND (1888-1976) |
| Ecriavin français |
Morand avait élu domicile à Vevey entre autre parce qu’il pouvait y circuler à vélo…surtout lorsque la place du Marché était encombrée par les cars de touristes. Il se sentait si bien à Vevey qu’il loua pendant plus de vingt ans une partie du château de l’Aile, construction néo-gothique du siècle passé où séjourna également le philosophe français Henri Bergson entre 1937 et 1940 et voisine de la grande place.
Cette place, qui a vu Bonaparte et son armée d’Italie, est surtout le lieu de rencontre de Vevey. On y fait son marché le mardi et le samedi et on y célèbre tous les 25 ans la Fête des Vignerons, hymne à la gloire de la terre et du vin. Chaque automne le cirque national suisse Knie en tournée y plante son chapiteau.
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| ETIENNE RONJAT (1657-1737) |
| Médecin français |
Premier chirurgien de Sa Majesté Guillaume III d’Angleterre, Etienne Ronjat s’établit à Vevey à l’âge de soixante-trois ans. En raison de son activité reconnue comme fort utile, la ville de Vevey le nommera bourgeois d’honneur.
En 1724, le médecin fait un don de six mille livres destiné à favoriser l’instruction de la jeunesse. A cette époque de la naissance de l’industrie, les pasteurs se plaignaient que beaucoup de jeunes enfants étaient exploités comme main-d’œuvre à bon marché ou traînaient dans les rues par manque de surveillance, bien que l’école soit obligatoire.
En 1731, Ronjat fait don à la ville d’une petite place qui existe toujours et qui porte le nom de son donateur.
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| JEAN-JACQUES ROUSSEAU (1712-1778) |
| ECRIVAIN ET PHILOSOPHE SUISSE. |
| Né le 28 juin 1712 à Genève, Jean-Jacques ne connaîtra jamais sa mère. Son père horloger élèvera le bébé, son frère et sa grande sœur. A 14 ans, Rousseau entre en apprentissage chez un graveur. En 1729 il est laquais à Turin, en 1732, maître de musique à Chambéry, en 1740, précepteur à Lyon. Puis il se rend à Paris et devient Rousseau. Au cours du périple à pied que Rousseau entreprend en 1730-31, il fait arrêt à Vevey et découvre les rives de Clarens et de Chillon, cadre de « La Nouvelle Héloïse » édité en 1761. |
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| LOUISE-FRANÇOISE DE WARENS (1699-1762) |
| FEMME D’ESPRIT SUISSE, INSPIRATRICE DE ROUSSEAU. |
| Née à Vevey, la petite Louise est élevée par ses tantes au Basset, près de l’endroit aujourd’hui baptisé « Les bosquets de Julie », préfigurant ainsi un peu « La Nouvelle Héloïse ». A quatorze ans elle épouse Isaac de Loys, futur seigneur de Warens, dont elle divorce à vingt-huit ans. Rousseau a 16 ans lorsqu’il rencontre pour la première fois Madame de Warens à Annecy. Elle en a 28. La jeune femme n’est pas grande, plutôt rondelette, elle a un joli teint et de beaux yeux bleus. Femme d’esprit et d’initiative, elle ne s’ennuie pas et sait séduire par son charme et sa gentillesse. Pour ce jeune, orphelin de mère depuis sa naissance, elle est une femme généreuse, aimante et bonne |
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| HENRYK SIENKIEWICZ (1846-1916) |
| ROMANCIER POLONAIS |
Prix Nobel de littérature en 1905, Sienkiewicz est l’auteur de nombreux romans historiques épiques. Fidèle à la tradition de Walter Scott, il écrit en 1895-96 son plus grand succès « Quo Vadis ? », mis en images par les géants d’Hollywood.
Dès 1914, il séjourne en Suisse, logeant à l’Hôtel du Lac, à Vevey, d’où il organise un comité d’assistance aux victimes de la guerre. Disparu en 1916, il sera mis en terre en l’église Saint-Martin, à Vevey, puis ses cendres seront transférées à la cathédrale de Varsovie en 1926. Une plaque commémorative rappelle son séjour.
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| MARGUERITE BURNAT-PROVINS (1872-1952)m |
| ECRIVAIN, POÈTE ET PEINTRE SUISSE D’ORIGINE FRANCAISE |
Auteur de nombreuses pages d’écriture et de couleurs dont l’exemplaire le plus achevé est peut être les « Petits tableaux valaisans », Marguerite Burnat Provins est surtout à l’origine de « La Ligue pour la Beauté », mouvement dénonçant les mutilations du paysage au nom du progrès et qui deviendra plus tard le « Heimatschutz » (protection du patrimoine), qui bénéficie aujourd’hui d’une réelle influence sur l’urbanisme et la protection des monuments d’intérêt national.
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| HENRY JAMES (1843-1916) |
| ECRIVAIN AMERICAIN, NATURALISÉ ANGLAIS |
| Né à New York, Henry James passe son enfance avec sa famille en Europe. Le goût du voyage et des femmes ne le quittera jamais. Séjournant au gré de ses humeurs en France, en Italie ou ailleurs, c’est à Vevey, séduit par l’ambiance de l’Hôtel des Trois Couronnes, qu’il rédige son roman « Daisy Miller », paru en 1878. Il y décrit les rues et les maisons de Vevey, mais surtout le Trois Couronnes et ses clients. |
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| ALEXANRE CALAME (1810-1864) |
| Peintre suisse |
| Né au quai de l’Arabie à Vevey et destiné à la banque, le jeune Alexandre Calame deviendra peintre. Bien lui en prit, car l’élève de Diday et de Corot va devenir un des plus grands peintres des Alpes. Calame s’initie à la technique du paysage à Paris, auprès de Corot. Les Alpes suisses, si bien décrites par Rambert (auteur d’une biographie consacrée à Calame), deviennent force, tourment et lumière sous le pinceau de Calame. Peintre romantique, il a su transposer sur la toile les teintes, la grâce et la majesté de la nature indomptable, paisible et magnifique à la fois. D’un coin de paysage, il a su transposer le spectateur au coeur de la nature. Né dans le paysage alpin, il meurt au bord de la mer, à Menton. Les Alpes sont sans doute à Calame ce que le Léman est à Bocion. |
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| DANIEL PETER (1836-1919) |
| CHOCOLATIER SUISSE |
| C’est François-Louis Cailler qui importe le chocolat à Vevey. D’Italie, il ramène la recette de fabrication du chocolat : fèves de cacao et sucre brun. En 1863, les Cailler déménagent à la rue des Bosquets. La fille aînée, Fanny, y fait la connaissance de l’épicier Daniel Peter et l’épouse la même année. En 1867, Daniel Peter fait un apprentissage de chocolatier à Lyon. De retour à Vevey, il expérimente le moyen de fabriquer du chocolat au lait… et réussit. En 1896 il fonde la Société des chocolats au lait Peter et s’associe en 1904 à un grand chocolatier de Lausanne, Jean-Jacques Kohler. Nestlé se joint à eux, puis finalement Cailler. Le géant du chocolat est né. |
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| JEAN-PIERRE SCHLUNEGGER (1925 -1964) |
Né à Vevey en 1925, Jean-Pierre Schlunegger est l’un des fondateurs de la revue
« Rencontre » au sein de laquelle il a tenu une chronique poétique et publié ses premiers vers. En 1952 paraît son premier recueil, « De l’Ortie à L’Étoile », suivi de plusieurs autres. Ses œuvres ont été rassemblées en un seul volume quatre ans après sa mort survenue en 1964 à Vevey.
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| EDMUND LUDLOW (1617 -1693) |
| Homme politique anglais |
| Parlementaire anglais, Edmund Ludlow est membre du tribunal qui condamne le roi d’Angleterre Charles Ier à avoir la tête tranchée. De ce fait, à la restauration de Charles II, Ludlow se voit contraint à l’exil. Il quitte sa patrie, vit à Genève et à Lausanne, pour s’établir finalement à Vevey, bourgade paisible qui lui offre davantage de sécurité qu’une grande ville. Pendant son séjour, il écrit ses mémoires, qui sont un témoignage précieux des années de Cromwell. Malheureux de ne pouvoir revoir sa patrie, Edmund Ludlow décède à Vevey et sera enterré dans le chœur de l’église Saint-Martin. |
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| ARCHIBALD JOSEPH CRONIN (1896 -1981) |
| Médecin et romancier écossais |
| Après être obligé de renoncer à sa profession dû à son état de santé, Archibald Joseph Cronin, docteur en médecine, spécialiste des maladies pulmonaires, publie son premier roman : « Le Chapelier et son Château ». Devant le succès de son livre, il se consacre entièrement à l’écriture. Ses oeuvres qui mélangent réalisme, romantisme, critique sociale et mélodrame ont connu un grand succès pendant les années 1930 et 1940. Les plus remarquées sont : «La Citadelle », « Les Clefs du Royaume»et « Les Vertes Années». Archibald Joseph Cronin s’installe à Clarens en 1963. Il repose au cimetière de La Tour-de-Peilz. |
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| JAMES MASON (1909 -1984) |
| Acteur anglais |
Avec sa participation à cent quarante tournages entre 1935 et 1984, la filmographie de James Mason est impressionnante. L’acteur était à même d’incarner les personnages les plus divers: Il joua aussi bien dans «Le Troisième Homme» et « Orient Express», que dans « Madame Bovary » et « Frankenstein »… Sans oublier « Lolita », film de Stanley Kubrick tourné en 1962 d’après le fameux roman de Vladimir Nabokov et « Alexandre», film de Jean-François Amiguet réalisé en 1983 à Vevey et dans la région lémanique.
En raison de sa grande distinction, mais aussi de son caractère affable et de simplicité, il avait été surnommé le « gentleman du cinéma ». Bien qu’ayant habité à Corseaux, il est enterré au cimetière de Corsier, à proximité de Charlie Chaplin. Son buste a été érigé à Corseaux au chemin de Pierrefleur / sentier des Cépages.
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| GRAHAM GREENE (1904 -1991) |
| Journaliste et écrivain anglais |
| Qui se souvient du regard d’ Orson Welles dans le « Troisième Homme » ? Lire Greene, c’est déchiffrer l’être humain dans lequel s’affrontent le Bien et le Mal dans ce théâtre qu’est le monde. Auteur de romans à suspens, il est particulièrement connu du public pour « Notre Agent à la Havane », mais aussi pour ses oeuvres qui traitent de l’enfer de l’amour, « La Fin d’une Liaison» ou « Le Capitaine et l’Ennemi». Correspondant de guerre pour le Times, ses voyages le portent inexorablement aux quatre coins du globe, partout où règnent la violence et la misère humaine. Il vécut une année à Corseaux avant de mourir près de sa fille, à Vevey, le 3 avril 1991. |
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| GUSTAVE EIFFEL (1832 -1923) |
| Ingénieur français |
| Gustave Eiffel était un ingénieur et un industriel français spécialiste de la métallurgie. C’est à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1889 qu’il fit construire la Tour Eiffel, œuvre gigantesque et hardie pour l’époque. Très attaché à Vevey et aux bords du Léman, il acheta la « Villa Valentine » en 1892 pour y vivre plusieurs mois chaque année. Ces séjours étaient pour lui de véritables « entractes » dans une vie trépidante. Cette belle demeure prit successivement les prénoms de sa fille aînée « Claire », puis de sa troisième fille « Valentine ». A l’époque, c’était l’une des propriétés les plus somptueuses du Léman. Elle était située entre le bâtiment administratif Nestlé et la plage. La villa Valentine fut démolie en 1978. |
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| FRANÇOIS BOCION (1828 -1890) |
| Peintre suisse |
| Développant en Suisse le goût de la peinture en plein air, François Bocion donne une sorte d’équivalence lémanique au maître des côtes normandes Eugène Boudin, son contemporain. Il passe une partie de son enfance à Vevey, au bord de la Veveyse, l’eau étant sa source d’inspiration préférée. De retour à Lausanne en 1848, il est nommé professeur de dessin à l’École industrielle cantonale où il enseigne jusqu’à sa mort. Rare peintre vaudois du XIXème siècle à avoir accompli une carrière à Lausanne, Bocion explore les charmes du lac, jusqu’à devenir pour la postérité « le Peintre du Léman ». Le lac sera son domaine, un sujet idéal dont il multiplie les tableaux pour ne le délaisser qu’à l’heure des vacances quand, périodiquement, il s’évade dans la lagune de Venise ou sur la Riviera ligure. |
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| PAUL HINDEMITH (1895 -1963) |
| Compositeur et chef d’orchestre allemand |
| Après des études de violon à Francfort, Paul Hindemith joue au sein de l’Orchestre de l’Opéra de cette ville, devient altiste du Quatuor Amar et milite activement en faveur de la musique de son temps. Il se réfugie en Suisse, en 1938, devant la poussée du nazisme. Après un séjour de treize ans aux États-Unis, il établit son domicile à Blonay dès 1953. Sa veuve et héritière commence, sitôt après sa mort (1963), à classer les biens d’une volumineuse succession, au dernier domicile du couple, la villa « La Chance», à Blonay. Au décès de celle-ci en 1967, la Fondation Hindemith est constituée. C’est elle qui soutient aujourd’hui le Centre de Musique Hindemith Blonay (chemin de Lacuex 3) où des cours sont dispensés par des artistes et ensembles chevronnés à des musiciens professionnels ou amateurs. Visite de la villa sur demande (tél. 021 943 05 20). |
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